samedi 12 mars 2016

Selon les services secrets allemands, Poutine tente de déstabiliser l'Allemagne.

Lors d'une réunion secrète avec des politiciens allemands, les directeurs des deux principaux services de renseignements ont averti que Moscou essayait délibérément de créer de l'instabilité en Allemagne.

Participaient à cette réunion, qui s'est déroulée en février avec les membres du comité de contrôle du Bundestag, Hans-Georg Maaßen le directeur du service de contre-espionnage et Guido Müller directeur du BND, le service d'espionnage. 

Les deux espions ont averti que Moscou pourrait exploiter le "grand potentiel de mobilisation" de la communauté russe d'Allemagne qui compte 2 millions de membres.

Toujours selon eux, les preuves suggèrent que cette partie de la population pourrait  facilement être amenée par la Russie à manifester dans les rues allemandes.

En janvier, des milliers d'Allemands d'origine russe sont descendus dans la rue et ont manifesté devant le bâtiment de la Chancellerie Fédérale après que les médias d'état russes eurent rapporté qu'une fillette de 13 ans avait été kidnappée et violée par des migrants.

Le Ministre des Affaires Etrangères Sergeï Lavrov s'était mêlé à la dispute en accusant la police de Berlin d'étouffer l'affaire.

Les preuves réunies par les enquêteurs allemands contredisent cette version de l'histoire et révèlent que la fillette avait passé toute la période de sa "disparition" chez une amie.

Les services de renseignements observent dorénavant de près les activités des membres des associations représentant la communauté des Russophones.

Massen et Müller révèlent aussi qu'une autre stratégie utilisée par Moscou est la diffusion sur les chaînes de télévision d'état d'interviews de Russes ayant soi-disant quitté l'Allemagne parce que "ce pays n'est plus sûr" à cause de l'afflux de plus d'un million de réfugiés.

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1 commentaire:

  1. Intéressant. Je pense que la Russie va continuer à utiliser "l'arme des migrants" afin de faire monter les partis qu'elle finance.
    On se rappellera aussi que ce n'est pas la première fois que la Russie essaie de déstabiliser un pays européen pour faire éclater l'UE : lors de la "crise du Grexit",les choses n'étaient pas claire : cette histoire de "référendum" bouclé en quelques jours, les visites des leaders de Syriza à Moscou... On a appris, plus tard, mais l'info a été "discrète", que le Kremlin était derrière tout ça :

    "Le scénario du Grexit avait été élaboré, avec le concours actif de Yanis Varoufakis, ex-ministre grec de l'Économie, au sein de l'Institut russe de recherches stratégiques (le RISI) depuis mai 2014, bien avant l'arrivée de Syriza au pouvoir. Cet Institut n'est pas n'importe quelle officine: jusqu'à 2009, il a fait partie des Services de renseignement extérieur de Russie, et depuis, il est chapeauté par l'Administration présidentielle. Ce plan correspondait exactement à l'objectif de Poutine depuis le Maïdan ukrainien de 2014: briser l'Union européenne afin de revenir à des relations bilatérales avec chaque pays européen, ces derniers se retrouvant alors en position de faiblesse par rapport au géant russe. C'est pour cette raison que la Russie n'a cessé de soutenir farouchement les mouvances et les partis d'extrême droite et d'extrême gauche partout en Europe: le slogan souverainiste d'une « Europe des nations » lui convenait parfaitement." (http://www.huffingtonpost.fr/galia-ackerman/relations-grece-russie_b_8188848.html )


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