mercredi 11 novembre 2015

Bons baisers de Berlin.


Quatre anciens espions, adversaires pendant la guerre froide, se rencontrent à Berlin en 1995.

1 commentaire:

  1. A la question de Radio Svoboda sur les liens entre les terroristes formés par Andropov et l'Etat Islamique, Sergeï Jirov, ancien collaborateur du KGB et du SVR, aujourd'hui émigré politique résidant à Paris répondit :
    Il me semble que les terroristes actuels ne sont pas tant les descendants de leurs prédécesseurs enfantés, sélectionnés, formés, armés et entraînés dans nos camps spéciaux que leur éventuelle résurgence. De même que les services spéciaux poutiniens des régénérations du KGB, du PCUS et de l'URSS. Les vieux ont presque tous disparu mais il nous est resté la nostalgie. Et des complexes d'infériorité. L'URSS était une superpuissance car elle proposait au monde un modèle global. Le problème de l'actuelle Russie poutinienne est qu'elle n'a pas de modèle, même pour ses propres citoyens, alors pour le monde....! Au terrorisme arabe est venu une toute autre génération. Ils ne jouent plus au communisme et à la révolution et ils ne font même pas semblant de jouer à nos jeux. Ils ont leurs propres jeux. L'EI n'a pas besoin de notre argent. Les Arabes ont globalement plus d'argent que les Russes. Il s' occupent d'eux-mêmes et de la stratégie globale de l'islamisme radical, en particulier de leurs problèmes (sunnites versus chiites avec des variantes gazo-pétrolières). Mais nous avons des « ennemis » communs – les États Unis et l'Occident. Et Poutine essaie de jouer là-dessus.
    Le lien poutinien avec le terrorisme arabe actuel – c'est le cynisme et la recherche d'ennemis communs en Occident.
    Et pour nous au Kremlin, à Yassenievo, à la Loubianka il y a une nouvelle génération nostalgique du soviétisme et ne comprenant pas comment tout à radicalement changé dans le monde, dans la répartition ds cartes : L’Égypte a trahi l'URSS, le fils faiblard de Assad est venu remplacer son solide père. Le vieil Irak de Hussein et la vieille Libye de Khadafi ont disparu, c'étaient nos anciens fiefs. Les rapports avec Israël ont substantiellement changé. Avant, ils étaient nettement nos ennemis. Maintenant ils ne sont ni amis ni ennemis. Et de là le changement de nos rapports avec les Palestiniens. Mais le plus important – il n'y a plus d'URSS ni de communisme. Le terrorisme arabe et la menace d'armement nucléaire de l'Iran permettent à Poutine de faire des avances à Israël et d'avancer là ses réseaux.
    C'est pourquoi Poutine ne peut plus leur offrir beaucoup. Mais il a lui-même besoin du terrorisme comme facteur de tension internationale. C'est pourquoi je suis sûr que le régime de Poutine a des liens illégaux importants à l'échelle opérationnelle (SVR, GRU, FSB). Et nous avons nos canaux de pénétration pour nos réseaux : La Tchétchénie, le Tatarstan et les autres républiques islamiques autonomes.
    Poutine s'efforce de manipuler tout cela pour exercer une pression sur l'Occident et les cheikhs pétroliers – nos ennemis et concurrents. Les buts et les méthodes de nos services spéciaux et l'atmosphère de la direction au début après l'arrivée de Primakov et ensuite, après l'arrivée de Poutine : Tout est soit, resté comme avant soit, renaît progressivement selon l'ancienne variante. Et le lien poutinien avec le terrorisme arabe actuel c'est le cynisme et la recherche d'ennemis communs en Occident. Selon le principe que plus on y trouble l'eau plus il est facile de négocier avec l'Occident à partir d'une position de force.
    Il est assez facile pour Poutine de manipuler, non pas le terrorisme global comme au temps d'Andropov mais de manipuler des groupes. Et même de réaliser, lui-même, ses actions sous leur drapeau. Et de tirer les marrons du feu à l'ouest. A chaque fois qu'interviennent ses actions dans des États civilisés, l'activité terroriste est activée à la manière ancienne contre l'Occident, ce qui le pousse dans les bras de Poutine. Le schéma est simple comme bonjour mais il a marché avec le jeune Bush et maintenant avec Hollande et Obama.

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