mercredi 25 février 2015

Please Mr. Postman.

Frédéric Pons, journaliste à Valeurs Actuelles, a écrit une biographie de Vladimir Poutine. Il présente son ouvrage, très sobrement intitulé "Poutine", à l'Institut pour la Coopération et la Démocratie, flanqué des inévitables Laughland et Narotchinskaya, ce qui nous laisse augurer du meilleur quant à l'objectivité de ce livre.

C'est la partialité des travaux effectués sur Poutine jusqu'à maintenant, qui a poussé cet ancien militaire à mener l'enquête sur le terrain. Dans cet extrait, il nous explique comme il s'est rendu en Russie sur les traces de Vladimir Poutine, jusque dans la quasi-intimité du grand homme...



 Selon les informations que j'ai pu collecter, Poutine partagerait désormais son temps entre le Kremlin et une chambrette dans la banlieue de Moscou. Il s'y adonnerait à la peinture de saintes icônes, et rédigerait un compendium sur la Procession des Hypostases et la Dormition de la Théotokos en préparation de sa conversion au catholicisme, comme l'a révélé P de Villiers lors d'une conférence donnée dans un monastère bénédictin du centre de la France.

(pour ceux qui ont une demi heure à perdre, la vidéo originale est ici)

9 commentaires:

  1. Robert Marchenoir25 février 2015 à 16:31

    "A l'Institut pour la Coopération et la Démocratie" : hahaha, autant mettre une casquette d'officier du SVR, c'est à peu près aussi discret...

    En fait, c'est ça le plus déprimant dans la désinformation poutiniste : le côté foutage de gueule ouvert, les gens qui mentent comme des arracheurs de dents sans même se donner la peine d'une couverture vraisemblable.

    N'importe quelle personne qui ne connaît rien à la Russie, mais a deux doigts de bon sens, comprend en deux minutes, en visitant le site de "l'Institut pour la Coopération et la Démocratie", qu'il s'agit d'un canal de propagande grossier entièrement piloté par le Kremlin. Ils ne font même pas semblant de se cacher.

    Je suis quand même estomaqué par le nombre d'agents d'influence russes de nationalité française qui sont des militaires, d'anciens militaires, ou grenouillent dans le milieu militaire :

    Frédéric Pons, né en 1954, est un journaliste et officier français. Ancien casque bleu notamment actif au Liban, aujourd'hui colonel de réserve dans les parachutistes des Troupes de marine, il enseigne au Collège interarmées de défense (CID) ainsi qu'à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. (Wikipedia)

    Saint-Cyr ? Comme l'ineffable Xavier Moreau ? Enseignant à des officiers, comme Aymeric Chauprade ? L'armée française serait infiltrée à ce point ?

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    1. C'est une bonne question. Combien de Georges Pâques ou de Pierre-Henri Bunel dans les Services secrets ou dans l'armée ?

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    2. Et quid de Pierre de Villiers, chef d'Etat major des armées, et frère de Philippe (dont on connait les bonnes relations avec le nain du Kremlin) ?

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    3. Robert Marchenoir1 mars 2015 à 17:19

      Je ne sais plus quel analyste apparemment sérieux mentionnait en effet Pierre de Villiers comme l'une des raisons principales du petit show télévisé Poutine-Philippe de Villiers, ostensiblement dans le but de fêter le lancement d'un Puy-du-Fou russe en Crimée annexée.

      Pierre de Villiers était insoupçonnable, disait cet analyste, mais la manoeuvre poutinienne n'en avait pas moins pour but de faire pression sur lui, de le compromettre indirectement par les relations douteuses de son frère, de faire passer le message : nous savons qui vous êtes et quelles sont vos relations.

      Autrement dit, la séculaire tactique tchékiste du foutage de merde, du semage de dissension entre alliés, parents ou amis.

      L'analyste en question mentionnait un autre levier de pression beaucoup plus direct, dont personne n'a parlé à ma connaissance : l'autre frère de Philippe de Villiers, qui est... businessman... à Moscou... dans l'immobilier de luxe. Ce qui le met totalement à l'abri de tout chantage du Kremlin, comme on peut imaginer !

      Et il omettait un troisième levier de pression, qui me paraît évident et qui est bien dans les moeurs kaguébistes : la diffamation sexuelle. En effet, si jamais Philippe de Villiers ne restait pas dans les clous et s'avisait de changer d'avis sur les immenses mérites du chef du Kremlin, eh bien il suffirait au chef de poste du SVR à Paris de sonner l'un des nombreux lanceurs de rumeurs qu'il tient au bout de ses laisses à chien, afin de rappeler au bon peuple français les désagréables histoires d'inceste qui ont entaché l'harmonie familiale par la faute de l'un des fils de Philippe de Villiers.

      Tout ça, naturellement, en plus des retombées financières des Puy-du Fou russes pour Philippe de Villiers, et surtout de la revanche que représente, pour lui, le fait de se voir cirer les pompes par l'un des chefs d'Etat les plus puissants de la planète, au soir d'une vie politique ratée qui ne lui a pas apporté le pouvoir correspondant à ses ambitions.

      Le recrutement de Philippe de Villiers comme agent d'influence par le SVR est une opération exemplaire, respectant scrupuleusement le manuel, avec ceinture, bretelles, menottes, bracelet électronique et fers aux pieds. La totale.

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    4. Je ne connais pas le Gal de Villiers, mais je n'ai pas de raison de croire qu'il n'a pas une haute idée de sa fonction et un grand sens patriotique. Si jamais quelqu'un s'avisait de faire pression sur lui et que cela pouvait mettre en jeu la sécurité de la France, il préférerait sûrement démissionner.

      Je pense plutôt que Villiers a été recruté à l'initiative de Malofeev, afin de prêcher la bonne parole poutinienne dans les milieux catholiques conservateurs : Poutine dernier défenseur de Christianisme, la Russie seule recours à la culture de mort et au tout puissant lobby gay, etc ...

      Au passage quand je dis que P de Villiers a dit lors d'une conférence donnée dans un monastère bénédictin du centre de la France que Poutine était en train de se convertir au catholicisme je ne plaisantais pas ...

      Quant au cas d'inceste dans la famille Villiers, le fils victime a écrit un livre il y a quelques années et est intervenu dans une émission télé, où il a révélé les coulisses de la famille Villiers et le vrai visage de PdV.

      https://www.youtube.com/watch?v=eaxGPiJ-RUE

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  2. Robert Marchenoir25 février 2015 à 16:51

    Bel exemple de foutage de gueule ouvert tombant à l'instant :

    Vladimir Poutine a prévenu mercredi que la Russie interromprait ses livraisons de gaz à l'Ukraine si Kiev ne paie pas ses importations, ce qui, a-t-il ajouté, poserait un problème pour l'acheminement du gaz vers l'Europe.

    Le président russe a également déclaré à des journalistes que le refus du gouvernement de Kiev de fournir du gaz naturel aux régions séparatistes de Donetsk et Louhansk, dans l'est de l'Ukraine, avait des "relents de génocide".


    Donc, quand Kiev coupe le gaz au Donbass, c'est un génocide, mais quand Moscou coupe le gaz à l'Ukraine et à l'Europe, c'est... normal.

    Même dans le doublespeak, le niveau baisse.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/25/97001-20150225FILWWW00233-ukraine-poutine-menace-de-couper-le-gaz.php

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    1. Avec la Russie de Poutine on donne dans le "méta-orwellien" :

      L'armée ukrainienne est une "légion de l'OTAN" armée par les USA, mais la réaction de la Russie serait sans limite si l'Occident s'avisait de livrer des armes à l'Ukraine.

      Kiev est dirigée par des Juifs nazis qui pratiquent un génocide systématique des Juifs du Donbass afin d'y créer un deuxième Israël.

      Poutine s'inquiète de la montée du nationalisme en Europe de l'Est dans laquelle il voit un renouveau du fascisme. Mais lui, Poutine est le plus grand des patriotes et le nationalisme est la seule voie de salut pour la Russie.

      Etc, Etc....

      On n'est plus dans la double pensée, mais dans la triple, la quintuple.
      Comme le disait Boréas, Orwell est anéanti, pulvérisé ...

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  3. Robert Marchenoir25 février 2015 à 18:19

    Both those who support Vladimir Putin and those who oppose him overestimate the Kremlin leader, Vitaly Portnikov says, with the former assuming there is nothing he cannot do and the latter explaining away their own shortcomings and failures by making the same assumption.

    As a result, the former assume that whatever the Kremlin leader does will work out as he projects and the latter fail to recognize his fundamental weaknesses and the ways in which he and his aggressive policies can be successfully countered, the Kyiv analyst says.

    To ensure that Putin’s aggression in Ukraine does not stand and his drive to impose fascism in Russia does not succeed, Putin must suffer a loss and be seen to suffer it rather than continue, because of the fecklessness of Western leaders, to push forward. Like other bullies, once Putin loses even once, the faithful will scatter both in Russia itself and in Western capitals.


    http://windowoneurasia2.blogspot.fr/2015/02/both-putins-supporters-and-his.html

    En d'autres termes, l'Occident doit humilier Poutine, et le fait que les poutinistes insistent aussi lourdement pour que "l'on n'humilie pas le grand peuple russe qui est si fier" devrait, justement, nous mettre la puce à l'oreille. Ils nous indiquent eux-mêmes le point vulnérable de leur champion.

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  4. Robert Marchenoir26 février 2015 à 22:09

    Rions un peu :

    http://www.telegraph.co.uk/news/matt/?cartoon=11427621&cc=11385423

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