samedi 28 février 2015

Djihad orthodoxe.


Mars 2006, le patriarche Alexis II, ancien agent du KGB (nom de code "Drozov") et récipiendaire du Certificat d'Honneur du KGB, reçoit à Moscou une délégation du Hamas menée par Khaled Meshaal son actuel leader.

Source.

"Le 5 décembre 2008, Alexis II, 15ème Patriarche de Moscou et Primat de l'Eglise Orthodoxe Russe mourait. Il avait travaillé pour le KGB sous le nom de code "Drozov" et avait été récompensé par le Certificat d'Honneur du KGB, comme l'ont révélé les archives laissées accidentellement par le KGB en Lituanie quand les Russes se sont retirés. Pour la première fois dans son histoire, la Russie avait la possibilité d'élire démocratiquement un autre patriarche, mais ce ne fut pas le cas.


Le 27 janvier 2009, les 700 délégués du Synode réunis à Moscou se virent présenter une liste de trois candidats : le Métropolite Kirill de Smolensk (secrètement membre du KGB sous le nom de code "Mikhaylov"); le Métropolite Filaret de Minsk (qui travaillait pour le KGB sous le nom de code "Ostrovsky") et le Métropolite Kliment de Kaluga (qui au KGB avait le nom de code "Topaz").

Les cloches de la Cathédrale du Christ Sauveur sonnèrent pour annoncer qu'un nouveau Patriarche avait été élu, Kirill/Mikhaylov avait été désigné vainqueur. Indépendamment de ses qualités de leader pour son église, il était certainement en meilleure position pour influencer le monde religieux à l'étranger que les autres candidats. En 1971, le KGB avait envoyé Kirill à Genève comme représentant de l'Eglise Orthodoxe Russe auprès du Conseil Mondial des Eglises (WCC) qui n'était rien d'autre qu'une machine de propagande soviétique. En 1975, le KGB l'infiltrait dans le comité central du WCC, qui était devenu un pion du Kremlin. En 1989, le KGB le nomma président des relations étrangères du Patriarcat de Russie. Il était toujours à ce poste lorsqu'il fut élu Patriarche. [...]

En Russie, plus les choses changent, plus elles semblent rester les mêmes. La science de la désinformation s'est révélé être une arme si formidable que les Russes sont devenus incapables de s'en passer. Il n'y a aucun signe que le Kremlin va cesser de manipuler les religions dans le but de consolider son propre pouvoir [...]."

Disinformation: Former Spy Chief Reveals Secret Strategies for Undermining Freedom, Attacking Religion, and Promoting Terrorism, Lt. Gen. Ion Mihai Pacepa (p 291)

Traduit de l'anglais par mes soins.

9 commentaires:

  1. Robert Marchenoir28 février 2015 à 14:44

    Je ne comprends pas. Je croyais qu'il fallait s'allier avec Poutine pour qu'il nous protège contre les musulmans ? Personne n'a prévenu le patriarche machin ?

    RépondreSupprimer
  2. Robert Marchenoir28 février 2015 à 17:26

    Est-il exagéré de dire que, une fois l'Eglise orthodoxe russe éradiquée par la révolution bolchevique (persécutions, confiscations, emprisonnements, assassinats...), l'Eglise restante n'était autre qu'une branche du KGB ?

    Sauf erreur de ma part, aucun évêque ne pouvait être nommé à moins d'avoir l'aval du KGB.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Kyril déclare sans ambages qu'il se sent plus proche des mahométans que des catholiques, accusés d'être de vulgaires pédérastes décadents...

      Supprimer
    2. Robert Marchenoir28 février 2015 à 19:12

      Putin’s Orthodox Jihad

      http://20committee.com/2014/12/27/putins-orthodox-jihad/

      Supprimer
  3. Robert Marchenoir2 mars 2015 à 17:49

    Et maintenant, l'Eglise orthodoxe s'attaque aux bouddhistes russes. Enfin, "russes" :

    http://windowoneurasia2.blogspot.fr/2015/03/is-russian-orthodox-church-out-to.html

    RépondreSupprimer
  4. Robert Marchenoir3 mars 2015 à 18:57

    Une ressemblance de plus entre le poutinisme et l'islam : Dimitri Rogozine, vice-premier ministre, a re-tweeté une vidéo néo-soviétique réalisée de façon très professionnelle, intitulée "Je suis un occupant russe".

    http://www.rferl.org/content/i-am-a-russian-occupier-video-dont-mess-with-moscow/26879732.html

    Elle justifie la mainmise de l'URSS sur les pays de l'Est et les pays baltes, et se termine par (traduction anglaise) : "I'll politely warn you for the last time: Do not mess with me! I build peace, I love peace, but more than anyone, I know how to fight."

    On reconnaît là l'idéologie islamique, prétendument "religion de paix", mais dont le dogme est centré sur la guerre de conquête. Et, bien sûr, l'enfumage communiste, qui multipliait les "congrès mondiaux pour la paix" tout en exportant la guerre terroriste dans le monde entier.

    Mais, bien entendu, tout ce que désire le bon Monsieur Poutine, c'est un "monde multipolaire" débarrassé de "l'impérialisme américain", où les intérêts nationaux des uns et des autres seraient préservés (à l'exception de ceux des Ukrainiens et de quelques autres).

    RépondreSupprimer
  5. Robert Marchenoir3 mars 2015 à 20:14

    Pour rigoler cinq minutes : j'avais posté en commentaire, sur le Salon Beige, sous un billet vantant l'Eglise orthodoxe russe et ses sages orientations, les informations contenues dans la citation de Ion Pacepa ci-dessus (la source ayant été scrupuleusement indiquée, bien entendu).

    Inutile de vous dire que ce commentaire n'est pas paru.

    C'est d'autant plus cocasse que le Salon Beige se proclame explicitement catholique, et que l'Eglise orthodoxe russe n'est pas particulièrement bien disposée envers l'Eglise catholique, et encore moins envers les Eglises catholiques slaves ou orientales. Et ne parlons pas de la subversion anti-catholique organisée par le KGB, telle que la révèle Ion Pacepa dans ce livre ("Pie XII, pape d'Hitler", etc).

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Au printemps dernier, au début de la tentative d'annexion du Donbass, l'Eglise Orthodoxe produisait une narrative parallèle à celle du Kremlin. Ce n'était plus les Nazis de Kiev soutenus par Washington qui voulaient exterminer les russophones, mais les Vaticano-fascistes cornaqués par le Pape qui voulaient convertir de force les sectateurs de l'Eglise Orthodoxe russe au Catholicisme.

      Si ces persécutions étaient complètement fantasmatiques, celles subies par les Uniates, les Orthodoxes fidèles au Patriarcat de Kiev ou encore les Protestants de la part de l'"Armée Orthodoxe" sont elles bien réelles et ne semblent pas déranger grand monde.

      Supprimer
  6. Robert Marchenoir5 mars 2015 à 03:20

    Russian Orthodox Activists—Value in Deniability for the Kremlin

    http://goo.gl/kC6LVp

    A more immediate threat comes as a result of recruiting Orthodox activists into the Anti-Maidan groups in Russia. East European Studies researcher Nikolay Mitrokhin argues that these activists provide both some of the leaders and a large share of the followers of the Anti-Maidan organizations, and they have greater ties to the police than they do to the Russian Orthodox Church.

    Following those who call themselves “Russian Orthodox activists” is now one of the most important tasks for anyone wishing to understand what Putin and his regime will do next.

    RépondreSupprimer