mardi 21 octobre 2014

Le Ministre des Affaires Etrangères de l'UE et le patron de l'OTAN ont aussi travaillé pour le KGB.

Le journal polonais Polinia Christiana revient sur le passé du nouveau secrétaire général de l'OTAN Stoltenberg et du nouveau ministre des affaires étrangères de l'UE Federica Mogherini, dans un article intitulé "un couple tient la barre" :

"Qu'ont en commun le nouveau secrétaire général de l'OTAN et le nouveau chef de la diplomatie de l'UE avec Vladimir Poutine ? Un enthousiasme juvénile pour les régimes les plus progressistes, l'amour de la patrie et le prolétariat mondial.

L'élite mondiale n'aime pas les CV. Nombreux sont ses membres qui n'ont pas de CV. Cela vaut aussi pour les politiciens qui occupent les postes les plus élevés. Des exemples ?

D'abord jetons un œil sur le nouveau secrétaire d'état de l'OTAN Jens Stoltenberg. Ses idées de jeunesse ont été imprégnées de pacifisme, de marxisme et d'un anti-américanisme fervent. Stoltenberg les exprimait en 1970 lorsqu'il prenait part à des manifestations pacifiques où il était impératif de ... briser les fenêtres de l'Ambassade des USA à Oslo.

L'adhésion de la Norvège à l'OTAN a toujours contrarié le chef de l'OTAN. Au moins était-il sceptique sur la pertinence de la dissuasion nucléaire et sur la nécessité de se défendre des menaces extérieures, il soutenait donc le désarmement et toutes les activités pacifistes.

En 1995, alors qu'il était Ministre de l'Industrie de la Norvège, Stoltenberg pris part à une course de vélo pacifiste en protestation aux essais nucléaires français. Peut-être rêvait-il d'un désarmement bilatéral de l'OTAN ? A qui cela bénéficierait-il le plus - c'est facile à deviner.

Toutefois Stoltenberg fut pris dans un quelque chose qui dépassait ses croyances de jeunesse dans le Marxisme. Selon le Norway Post, Stoltenberg est un marxiste, un communiste et un russophile, qui dans le passé a été en contact avec le KGB.

"Vers la fin des années 80 et le début des années 90, alors qu'il était un membre prometteur du Parti des Travailleurs Norvégiens, Stoltenberg était en contact avec un officier du KGB. Les services secrets soviétiques lui donnèrent le nom de code "Stelkov" et lui ouvrir un dossier. Depuis 1990, Stoltenberg était un membre du comité parlementaire de la défense et avait accès au informations militaires sensibles" rapporte le journal.


Cette nouvelle choquante fut confirmée par Stein Vale, le directeur adjoint des services secrets norvégiens. Toutefois selon lui "il n'y avait rien de mal" dans l'intérêt que portait le KGB à Stoltenberg et à ses activités, et l'agent du KGB n'était "qu'un diplomate soviétique ordinaire".

Les livres de Viktor Suvorov montre parfaitement ce qu'étaient ces "simples diplomates". Il en dessine un portrait particulièrement intéressant dans son livre "Aquarium". Sa conclusion et celle d'autres sources sont claires : il n'existe rien de tel qu'un "simple diplomate" en URSS, tous étaient des agents recrutés et parfaitement entraînés par les services de renseignements, et en particulier par les renseignements militaires le GRU.

Les organisations de jeunesse de gauche étaient un le principal vecteur de promotion de la ligne politique soviétique. Beaucoup d'entre-elles étaient infiltrées et payées par le KGB. Un groupe des "Jeunesses Rouges" était dirigé par la sœur de l'actuel secrétaire de l'OTAN, Camilla. Elle était aussi utilisée par la police secrète soviétique comme "contact secret", comme ce fut le cas pour d'autres membres de la famille Stoltenberg.

Le travail de l'élite politique norvégienne pour la Russie a été parfaitement décrit par l'ancien Colonel du KGB Oleg Gordievsky : "[Ces gens] étaient des idéalistes. Ils croyaient dans le communisme, dans le marxisme. Ils ont passé un accord avec Moscou. Certains vont le regretter, mais malheureusement le KGB les a pris dans ses rets pour toute leur vie et ne les laissera jamais s'échapper". Rien de plus, rien de moins.

L'appartenance à une organisation de jeunesse soutenue par l'URSS apparaît aussi dans le CV du chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini. Elle est lié à la gauche depuis le début de sa carrière politique. A l'âge de 15 ans, en 1988, elle adhéra à la Fédération Communiste de la Jeunesse Italienne (FGCI), le mouvement de jeune du parti communiste.

Dans le passé, ce groupe faisait parti de l'Internationale Communiste (Comintern) et essaye de déclencher une révolution communiste en Italie. Où se trouvait le centre décisionnel de ces internationalistes rouges et d'où venaient les ordres et les fortes sommes d'argent destinés aux activités des Bolchéviques locaux. Du Kremlin bien sûr ! Bien que depuis quelques années le parti communiste italien se soit détourné de la voie soviétique vers le Communisme, un problème important est de savoir si le Kremlin est prêt à lâcher la bride à ses "frères rouges" des rives du Tibre.

Au fil des années, Mogherini et ses chefs politiques ont dérivé vers des idées social-démocrates, qui ont amené à la transformation du parti communiste en un parti socialiste puis en un parti démocratique pro-européen de gauche. Mais est-ce que les convictions d'extrême-gauche de Mogherini en ont été pour autant affaiblies ?

De nombreux postes importants sont occupés par des gens ayant un passé marxiste. Le marxisme fut l'expérience formatrice de toute une génération d'individus qui occupent aujourd'hui des postes d'une importance fondamentale. Néanmoins, pour le moment la chose la plus importante n'est pas leur passé gauchiste, mais de savoir de qui ils furent les pantins pendant des décennies.

Faisons une petite comparaison pour terminer. Lorsque le monde regardait la confrontation entre les deux blocs pendant la Guerre Froide, les acteurs majeurs du coté occidental avaient des soutiens inflexibles dans le camp conservateur en Ronald Reegan et Margareth Thatcher.

Aujourd'hui, c'est Baral Hussein Obama qui est à la Maison Blanche. C'est un acteur post-politique et il considère que la guerre froide appartient à un lointain passé presque préhistorique, tandis que sur les bords de la Tamise, David Cameron, conservateur par accident, est à la barre. Le seul a faire sérieusement de la politique se trouve au Kremlin.

En cas de conflit sérieux, qui serait le vainqueur ? Sachant que certains des dirigeants qui occupent des postes importants en Occident semblent n'être que des "idiots utiles" ?

Traduit de l'anglais par mes soins.



Council of Europe General Secretary Jagland turned out to be a KGB agent

1 commentaire:

  1. Décidément. Encore un article remarquable (à modifier dans le §2 : OTAN à la place de ONU). Vous devriez écrire livre sur les réseaux russes ou sur les méthodes héritées de l'ère soviétique, aujourd'hui modernisées et étendues à toute l'Europe

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